rapport annuel

Le Rapport annuel 2002 de Reporters sans frontières
"La liberté de la presse se porte mal. Le Rapport annuel 2002 de Reporters sans frontières est sans appel : l’ensemble des chiffres est en augmentation par rapport à l’année précédente.
Aujourd’hui, 106 journalistes sont emprisonnés dans le monde " : le discours contemporain pose une équivalence implicite entre la liberté de la presse et le sort fait aux journalistes, et, pour le lecteur, la geôle du journaliste représente une sorte de prototype inversé de l’expression liberté de la presse.
 
Pourtant, quand, au début du 18e siècle, la lexie apparait en français, elle a bien peu à voir avec le journalisme d’alors : la sage Gazette, le très raisonnable Journal des savants, le bien inoffensif Mercure galant, jouissent du privilège, qui leur assure l’exclusive commerciale, pour peu qu’ils s’en tiennent à un discours des plus conformiste.
Et, lorsque liberté de la presse s’installe dans le langage des Lumières, c’est sans doute plutôt le philosophe embastillé qui en représenterait le prototype inversé.
Quel parcours a donc conduit d’un modèle à l’autre ? Voyons comment un siècle d’histoire, de l’apparition du mot en français (1738) à son entrée dans le dictionnaire de l’Académie (1835), en a travaillé le sens.

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