Les JO et le tibet

Le fait de boycotter les jeux olympiques revient à ne pas participer aux compétitions pour dénoncer une situation politique jugée inacceptable.L'organisation des JO offre une visibilité internationale exceptionnelle et elle permet, idéalement, au pays d'accueil de se mettre en valeur.

* Le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin.

Si l'idée d'un boycott pur et simple des jeux a rapidement été abandonné par les ONG ( Reporters sans frontières par exemple), beaucoup appellent de leurs voeux des manifestations de protestation lors de la cérémonie d'ouverture.
Il convient de s'interroger sur le choix de Pékin comme ville d'accueil des JO. Même si le CIO ne le reconnaîtra jamais franchement, la raison principale reste le fait que la Chine constitue un immense marché économique à conquérir. Dans ces conditions, la question des droits de l'homme ne peut-être que secondaire et les ONG ont beau s'égosiller pour rappeler l'ampleur des atteintes aux droits de l'Homme en Chine, elles ne trouvent aucun relais politique. Au contraire, le CIO collabore avec les autorités chinoises dont l'objectif principal reste d'organiser “des jeux sécurisés”, afin de servir la propagande du régime.

Pour Pékin, cela signifie davantage d’arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale. Oubliés les gages de bonne volonté démocratique promis avant l’obtention des JO ! Rappelons que:

- la Chine reste la plus vaste prison du monde.

- la liberté d'expression n'est pas reconnue et écrivains et journalistes doivent taire leurs critiques au risque de terminer en prison. Les média sont tenus en laisse. Des milliers de sites internet et blogs d'informations sont bloqués par les autorités chinoises.

- La répression s'est accrue tout au long de l'année au Tibet et dans le Xinjiang, totalement fermés aux étrangers. Y revendiquer son identité culturelle constitue un acte subversif.

- La ville de Pékin a été “débarrassée” des populations flottantes qui y survivent dans des conditions précaires (populations rurales misérables venant de l'intérieur du pays).

Or aucun pays de la Triade ne veut prendre le risque de se fermer l'accès à ce marché gigantesque. Et rares sont les chefs d'Etat qui bouderont la cérémonie d'ouverture des jeux (la chancelière allemande n'en sera pas) et il ya donc fort à parier que les Jeux ne deviennent les otages des autorités chinoises, si habiles à souffler le chaud et le froid.

 

La réalité des violences:

 

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